Dans plusieurs zones de Haute‑Vienne, les anciennes maisons avec cave en terre battue ou dalle sur terre‑plein présentent souvent des taux de radon supérieurs à 300 Bq/m³, favorisés par une ventilation insuffisante et un sous‑sol fissuré.
Des campagnes de surveillance sont menées dans les établissements recevant du public, notamment les écoles, crèches et hôpitaux. En cas de niveaux trop élevés, des actions sont mises en place pour améliorer la qualité de l’air et protéger les usagers.
Aérer régulièrement son logement est l’une des premières actions pour limiter l’accumulation de radon. Installer une ventilation mécanique contrôlée (VMC) ou améliorer les systèmes existants permet de renouveler l’air et de réduire les concentrations dans les pièces à vivre.
Certaines collectivités en Finistère proposent des prêts de détecteurs de radon ou des campagnes de sensibilisation publique afin d’encourager le repérage et les bonnes pratiques en matière de qualité de l’air intérieur.
Lorsque la concentration de radon dépasse 300 Bq/m³ dans un ERP ou un lieu confiné, des actions d’aération ou d’étanchéification du sol doivent être mises en œuvre selon les préconisations de l’ARS Corse.
Même si la plupart des communes de Vendée sont en zone 1, il reste recommandé de mesurer le radon dans l’air intérieur des habitations situées en zone 2 afin d’adapter les actions de prévention à chaque situation.
En France, certaines zones géographiques sont naturellement plus exposées au radon, comme la Bretagne, la Corse ou le Massif central. Des cartes sont disponibles pour connaître le niveau de potentiel radon dans chaque commune. Cela permet aux habitants d’adopter les bons gestes en fonction de leur exposition.
Le radon est un gaz inodore, incolore et radioactif qui provient de la désintégration de l’uranium présent dans certaines roches, notamment le granit. Il s’échappe naturellement du sol et peut s’infiltrer dans les bâtiments, en particulier par les fissures ou les sous-sols mal ventilés.