Dans certains établissements recevant du public situés en rez-de-chaussée ou sous-sol du Rhône, une mesure de la concentration en radon doit être réalisée si le potentiel local l’exige.
Le radon est classé cancérogène certain par le CIRC, et son inhalation à long terme peut augmenter significativement le risque de cancer du poumon, notamment chez les fumeurs résidant en zones à potentiel élevé.
Des campagnes de surveillance sont menées dans les établissements recevant du public, notamment les écoles, crèches et hôpitaux. En cas de niveaux trop élevés, des actions sont mises en place pour améliorer la qualité de l’air et protéger les usagers.
Le radon peut s’accumuler dans les lieux mal ventilés, comme les sous‑sols, caves ou pièces en contact direct avec le sol, particulièrement dans les logements anciens du département.
La région Grand Est, via l’Agence régionale de santé et ATMO Grand Est, organise des réunions destinées aux élus et aux professionnels du bâtiment des communes à potentiel élevé, afin de diffuser les bonnes pratiques de prévention du radon.
Les habitants des communes classées en zone 3 en Corrèze doivent être informés du potentiel radon dans l’annonce des ventes ou locations immobilières, selon les obligations du dossier d’information des acquéreurs et locataires (IAL).
Dans plusieurs communes de Corrèze, comme Varetz et Montaignac‑sur‑Doustre, la classification IRSN positionne les territoires en zone 3, indiquant un potentiel radon significatif lié à la géologie locale riche en uranium et une probabilité élevée de concentrations à l’intérieur des bâtiments.
Un protocole normé recommandé dans le département prévoit l’utilisation de dosimètres posés pendant au moins deux mois, notamment en période de chauffe, pour obtenir une mesure fiable du radon intérieur.