Même dans des communes voisines de zones à potentiel radon élevé, deux habitations peuvent présenter des niveaux très différents selon l’étanchéité du sol, la ventilation ou les fissures existantes.
En France, certaines zones géographiques sont naturellement plus exposées au radon, comme la Bretagne, la Corse ou le Massif central. Des cartes sont disponibles pour connaître le niveau de potentiel radon dans chaque commune. Cela permet aux habitants d’adopter les bons gestes en fonction de leur exposition.
Le sous-sol granitique du Finistère favorise naturellement l’exhalation du radon depuis la roche vers l’air intérieur, surtout dans les bâtiments en contact direct avec le sol, comme les sous-sols ou rez-de-chaussée.
Certaines communes des Côtes‑d’Armor, comme Lannion, Guingamp ou Saint‑Brieuc, sont classées à risque élevé de radon, ce qui signifie que certains bâtiments peuvent dépasser les seuils de concentration recommandés.
Dans les communes à potentiel radon significatif, des obligations légales imposent aux propriétaires d’informer les acquéreurs ou locataires du risque, notamment lors de la vente ou de la location d’un bien.
Aérer régulièrement son logement est l’une des premières actions pour limiter l’accumulation de radon. Installer une ventilation mécanique contrôlée (VMC) ou améliorer les systèmes existants permet de renouveler l’air et de réduire les concentrations dans les pièces à vivre.
Les campagnes régionales “Du radon dans ma maison ?” organisées en Alsace, dans les Vosges ou autour de Saint‑Dié‑des‑Vosges, visent à sensibiliser les habitants des communes classées en zone 3 avec distribution de dosimètres dans les maisons individuelles.
Les campagnes de sensibilisation en Corrèze, animées par l’ARS Nouvelle‑Aquitaine et les collectivités, visent à inciter les propriétaires à tester l’air intérieur dans les zones à risque identifié pour compléter l’information géologique.