Face à ce risque en Corse, il est conseillé aux habitants de ventiler régulièrement, d’éviter les fissures à la base du bâtiment et, si nécessaire, de demander une inspection avec un densimètre accrédité pour mesurer la présence du radon.
Le risque radon dans le Finistère concerne aussi les établissements recevant du public (crèches, écoles, centres de santé), qui doivent être évalués et, si besoin, faire l’objet de mesures correctives obligatoires.
Les concentrations de radon varient grandement d’un bâtiment à l’autre dans les Côtes‑d’Armor, même au sein d’une même commune, selon la ventilation, la présence de fissures et la proximité du sol granitique.
Si les mesures dans une habitation dépassent le seuil de référence de 300 Bq/m³, des solutions techniques peuvent être mises en œuvre : ventilation mécanique contrôlée, étanchéité des dalles ou mise en dépression du sous‑sol.
Si la concentration mesurée est comprise entre 300 Bq/m³ et 1 000 Bq/m³, des mesures correctrices comme l’étanchéité ou une meilleure ventilation sont recommandées pour réduire l’exposition.
Les bâtiments anciens ou mal ventilés, en particulier ceux construits sur des sols fracturés ou riches en uranium, sont plus susceptibles de contenir des taux élevés de radon qui peuvent s’accumuler dans les pièces à vivre.
Dans le Grand Est, l’IRSN classe environ 318 communes en potentiel radon de catégorie 3 (risque significatif) en raison de formations géologiques riches en uranium, notamment en Bas‑Rhin, Haut‑Rhin et Vosges, impliquant une vigilance particulière pour ces zones.
Au-delà de 1 000 Bq/m³, un diagnostic plus approfondi est conseillé, souvent réalisé par un professionnel, pour déterminer les solutions techniques appropriées pour protéger les occupants.