Près de 60 % des communes insulaires, couvrant environ 80 % de la superficie de la Corse, appartiennent à une zone à potentiel radon significatif, impliquant des campagnes ciblées de mesures dans les bâtiments.
Lorsqu’il s’accumule dans les habitations, le radon peut être inhalé. À long terme, son exposition augmente le risque de développer un cancer du poumon, surtout chez les fumeurs. Ce risque est renforcé si le bâtiment est mal ventilé ou situé dans une zone à potentiel radon élevé.
Le risque radon dans le Finistère concerne aussi les établissements recevant du public (crèches, écoles, centres de santé), qui doivent être évalués et, si besoin, faire l’objet de mesures correctives obligatoires.
Dans les communes à potentiel radon significatif, des obligations légales imposent aux propriétaires d’informer les acquéreurs ou locataires du risque, notamment lors de la vente ou de la location d’un bien.
La cartographie du potentiel radon par commune dans le Grand Est permet de prioriser les actions de prévention et d’inciter les citoyens à tester l’air intérieur dans les zones à potentiel élevé, même si le risque reste variable selon les bâtiments.
Même si la plupart des communes de Vendée sont en zone 1, il reste recommandé de mesurer le radon dans l’air intérieur des habitations situées en zone 2 afin d’adapter les actions de prévention à chaque situation.
Une aération quotidienne de dix minutes est recommandée pour évacuer efficacement le radon des logements, bien que seule une mesure réalisée avec un détecteur sur plusieurs semaines puisse confirmer un dépassement significatif.
Si la concentration mesurée est comprise entre 300 Bq/m³ et 1 000 Bq/m³, des mesures correctrices comme l’étanchéité ou une meilleure ventilation sont recommandées pour réduire l’exposition.