Une aération quotidienne de dix minutes est recommandée pour évacuer efficacement le radon des logements, bien que seule une mesure réalisée avec un détecteur sur plusieurs semaines puisse confirmer un dépassement significatif.
Les propriétaires et les bailleurs dans les communes vendéennes classées en zone 2 ont l’obligation d’informer les acquéreurs ou locataires du risque radon existant, notamment par le processus IAL prévu par la réglementation.
La concentration de radon dans l’air intérieur dépend autant des caractéristiques du bâtiment (système de ventilation, étanchéité des dalles, présence de vide sanitaire) que du potentiel géologique du sous‑sol, ce qui rend chaque bâtiment unique.
Lorsque la concentration de radon dépasse 300 Bq/m³ dans un ERP ou un lieu confiné, des actions d’aération ou d’étanchéification du sol doivent être mises en œuvre selon les préconisations de l’ARS Corse.
La cartographie publiée pour la Vendée repose sur des données géologiques, combinant le potentiel naturel du sous‑sol et la présence de facteurs aggravants comme les failles, pour classer les communes en trois zones de risque.
Même dans des communes voisines de zones à potentiel radon élevé, deux habitations peuvent présenter des niveaux très différents selon l’étanchéité du sol, la ventilation ou les fissures existantes.
En zone 2 du Grand Est, certains établissements publics ou professionnels doivent également mesurer le radon si des mesures antérieures dépassent le seuil de référence, selon la réglementation issue du code de la santé publique.
Connaître le niveau de radon dans son logement, adopter les bons réflexes de ventilation et faire appel à des professionnels en cas de doute permet de vivre dans un environnement plus sain. Le radon est un risque gérable, à condition de ne pas l’ignorer.