Une aération quotidienne de dix minutes est recommandée pour évacuer efficacement le radon des logements, bien que seule une mesure réalisée avec un détecteur sur plusieurs semaines puisse confirmer un dépassement significatif.
La principale source de radon étant le sol, la Loire présente un niveau global peu exposé, mais toute détection locale élevée dans un bâtiment nécessite une évaluation et des éventuelles améliorations d’étanchéité.
La concentration interne de radon dépend non seulement du potentiel géologique mais aussi de la construction du bâtiment et de la ventilation quotidienne pratiquée par les habitants ou gestionnaires.
Le déploiement de dosimètres dans les maisons individuelles situées en zones 2 et 3 en Corrèze permet d’identifier les logements où l’air intérieur dépasse le seuil de 300 Bq/m³, seuil de référence pour la surveillance sanitaire.
Le radon peut atteindre des concentrations élevées dans les logements non ventilés, notamment en rez‑de‑chaussée ou en sous‑sol, car le gaz migre à travers les fissures du sol et s’y accumule en l’absence de renouvellement d’air.
Pour les propriétaires ou occupants de logements dans la Loire, un test avec dosimètres durant la saison de chauffe peut aider à confirmer l’absence de pollution radon, même si la commune est classée en zone 1.
Dans le département de la Vendée, la majorité des communes sont classées en zone 1 (potentiel radon faible), à l’exception de plusieurs dizaines de communes situées en zone 2 selon l’arrêté du 27 juin 2018, ce qui indique un risque ponctuel lié à des caractéristiques géologiques spécifiques.
La concentration de radon dans l’air intérieur dépend autant des caractéristiques du bâtiment (système de ventilation, étanchéité des dalles, présence de vide sanitaire) que du potentiel géologique du sous‑sol, ce qui rend chaque bâtiment unique.