Lorsqu’il s’accumule dans les habitations, le radon peut être inhalé. À long terme, son exposition augmente le risque de développer un cancer du poumon, surtout chez les fumeurs. Ce risque est renforcé si le bâtiment est mal ventilé ou situé dans une zone à potentiel radon élevé.
Dans le département, la réduction de l’exposition au radon passe aussi par des conseils pour l’entretien du bâti ancien : reboucher les fissures de planchers, vérifier les vides sanitaires et améliorer l’aération naturelle des pièces.
La seule façon de connaître le niveau de radon dans une habitation est d’effectuer une mesure à l’aide d’un dosimètre passif pendant deux mois, de préférence en période de chauffage et en rez‑de‑chaussée.
Dans le Finistère, la majorité des communes est classée en zone de potentiel radon significatif (catégorie 3 selon l’IRSN), reflétant une forte probabilité de concentration élevée de ce gaz radioactif d’origine géologique.
Le radon est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac, mais reste peu évoqué dans le débat public. Pourtant, des campagnes d'information locales permettent déjà à certains territoires de mieux sensibiliser les habitants et de proposer des solutions concrètes.
La région Grand Est, via l’Agence régionale de santé et ATMO Grand Est, organise des réunions destinées aux élus et aux professionnels du bâtiment des communes à potentiel élevé, afin de diffuser les bonnes pratiques de prévention du radon.
La cartographie du potentiel radon dans la Vendée est consultable à l’échelle communale, ce qui permet aux habitants de connaître le statut de leur commune et d’évaluer la nécessité d’un test radon à domicile.
L’IRSN et l’ARS en Nouvelle‑Aquitaine accompagnent les habitants de Haute‑Vienne via des campagnes de sensibilisation et des guides pratiques pour interpréter les résultats et réduire l’exposition au radon domestique.