Même dans des communes voisines de zones à potentiel radon élevé, deux habitations peuvent présenter des niveaux très différents selon l’étanchéité du sol, la ventilation ou les fissures existantes.
Le radon est un gaz radioactif reconnu comme cancérogène pulmonaire certain par l’OMS, et bien que la Loire soit en zone 1, une exposition prolongée dans un intérieur mal aéré reste un facteur de risque sanitaire notable.
Les établissements recevant du public situés en zone 1 dans le département de la Loire ne sont pas automatiquement soumis au mesurage obligatoire de radon, sauf en présence de résultats antérieurs dépassant le seuil réglementaire.
Dans le département, la réduction de l’exposition au radon passe aussi par des conseils pour l’entretien du bâti ancien : reboucher les fissures de planchers, vérifier les vides sanitaires et améliorer l’aération naturelle des pièces.
La région Grand Est, via l’Agence régionale de santé et ATMO Grand Est, organise des réunions destinées aux élus et aux professionnels du bâtiment des communes à potentiel élevé, afin de diffuser les bonnes pratiques de prévention du radon.
Dans des communes comme Nespouls ou Saint‑Sornin‑Lavolps, classées en zone 2, le radon peut être présent à un niveau modéré, surtout si le sous‑sol contient des failles ou d’anciens ouvrages souterrains facilitant son transfert.
Certaines communes des Côtes‑d’Armor, comme Lannion, Guingamp ou Saint‑Brieuc, sont classées à risque élevé de radon, ce qui signifie que certains bâtiments peuvent dépasser les seuils de concentration recommandés.
Une aération quotidienne de dix minutes est recommandée pour évacuer efficacement le radon des logements, bien que seule une mesure réalisée avec un détecteur sur plusieurs semaines puisse confirmer un dépassement significatif.