En cas de risque identifié, des plans spécifiques, comme le Plan Particulier d’Intervention (PPI), sont activés. Ils prévoient des alertes rapides, des évacuations organisées et des consignes claires pour la population. Se tenir informé et respecter ces consignes peut sauver des vies.
Le barrage de Petit-Saut, situé à Sinnamary, joue un rôle majeur en produisant une part importante de l’électricité locale grâce à l’hydroélectricité. Cependant, sa grande retenue d’eau nécessite une vigilance constante pour prévenir tout risque de rupture, qui pourrait entraîner une inondation massive le long du fleuve Sinnamary et au-delà.
Des études permettent de cartographier les zones à risque en aval des barrages, où l’eau pourrait déferler en cas de rupture. Ces cartes servent à établir les priorités en termes d’alerte et d’évacuation, mais aussi à limiter les constructions dans les secteurs les plus exposés.
La rupture d’un barrage ne détruit pas seulement des bâtiments. Elle peut bouleverser les écosystèmes en modifiant brusquement les habitats aquatiques, en polluant les cours d’eau ou en emportant des sols fertiles. La récupération écologique après un tel événement peut prendre des années.
Le barrage de Rorota, à Rémire-Montjoly, retient un lac artificiel utilisé pour l’approvisionnement en eau potable. Bien qu’il soit de taille modeste comparé à Petit-Saut, une défaillance pourrait inonder rapidement cette zone densément peuplée. La surveillance et l’entretien sont donc des priorités pour les autorités locales.
Les barrages retiennent des millions de mètres cubes d’eau pour produire de l’énergie, irriguer les terres ou réguler les cours d’eau. Malgré leur solidité, ils peuvent céder sous l’effet de facteurs naturels (séisme, crues exceptionnelles) ou humains (défauts de construction, entretien insuffisant). Une rupture peut provoquer une onde de submersion dévastatrice, engloutissant tout sur son passage.
Les habitants des zones proches des barrages doivent être attentifs aux signaux d’alerte et aux consignes des autorités. Participer aux exercices d’évacuation et se tenir informé des plans de prévention renforce la sécurité collective en cas de situation critique.
Autour des barrages, des cartes précises définissent les zones susceptibles d’être inondées en cas de rupture. Ces zones servent à planifier les évacuations et à sensibiliser les habitants. En Guyane, les villes situées en aval, comme Sinnamary ou Rémire-Montjoly, sont particulièrement concernées.