À Paris, aucun site classé Seveso n’est implanté dans la capitale, mais on recense environ 76 établissements ICPE soumis à déclaration ou autorisation, notamment des tours de refroidissement, pressings, stations‑services et chaufferies urbaines.
Des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) ont été adoptés dans des secteurs industriels clés comme Bioxal ou Aperam, imposant des prescriptions d’urbanisme autour des zones industrielles de Chalon‑sur‑Saône et Gueugnon.
Certaines communes bordelaises comme Saint‑Médard‑en‑Jalles disposent de CSS (Commissions de Suivi de Site) locales impliquant riverains, industriels et autorités pour entretenir la culture du risque industriel et surveiller la conformité des sites.
Le DDRM du Rhône recense ces établissements à risque et oriente les DICRIM municipaux dans des villes comme Lyon 7e (port Édouard‑Herriot), Feyzin, ou Genas, afin d’informer les habitants sur les dangers technologiques potentiels.
Les communes riveraines des sites industriels mentionnées dans le DDRM et les DICRIM doivent informer régulièrement leur population du risque technologique, de manière proportionnée au niveau de danger identifié selon les installations concernées.
Saint‑Estèphe fait partie des communes de Gironde mentionnées dans le DDRM comme exposées à un risque industriel lié à la présence d’installations classées, entraînant des messages préventifs et des fiches réflexes diffusées dans les DICRIM communaux.
Les communes concernées doivent émettre un IAL (Information Acquéreurs Locataires) lors de transactions immobilières, pour alerter les futurs habitants du niveau de risque industriel défini par le DDRM girondin.
Le département de l’Ain abrite une quinzaine d’établissements Seveso, répartis entre seuils haut et bas, notamment sur la plaine industrielle autour de Saint‑Vulbas, Balan ou Blyes, ce qui génère un risque industriel notable pour les communes avoisinantes.