À Cannes, des études et exercices menés dans le cadre du label UNESCO Tsunami Ready soulignent une vulnérabilité réelle, avec des plans d’évacuation, des panneaux de signalisation et des campagnes d’information aux habitants.
Un tsunami est provoqué par un séisme sous marin ou côtier se produisant à faible profondeur (moins de 50 km de profondeur) et possédant une magnitude d’au moins 6,5.
La zone côtière des Alpes-Maritimes est considérée comme vulnérable aux tsunamis, ce qui justifie l’intégration de ces scenarios dans les plans ORSEC et les plans communaux de sauvegarde.
Le littoral de l’Arc Méditerranéen peut être confronté à des tsunamis provoqués par des séismes majeurs survenus au large des côtes françaises, italiennes et du Maghreb. Les plages, les ports et les zones urbanisées les plus proches de la mer peuvent alors être impactés.
Une secousse puissante ou prolongée, un bruit sourd et inhabituel ou encore une chute rapide du niveau de la mer ou le retrait rapide de la mer sont des signes naturels avant coureurs de l’arrivée imminente de vagues de tsunami. Dans ce cas, évacuez rapidement les bords de mer sans attendre la diffusion d’une alerte officielle !
Les études du BRGM ont modélisé 110 scénarios de tsunami le long du littoral, estimant des vagues pouvant dépasser 3 m, voire plus de 5 m, dans certains secteurs comme l’arrière-pays de Mandelieu-La Napoule.
Les simulations BRGM montrent aussi que la première vague n’est pas toujours la plus forte et que le retrait de la mer avant la vague n’est pas systématique, ce qui rend nécessaire une évacuation rapide sans attendre d’avertissement visuel.
L’amplitude du tsunami généré augmente avec la magnitude du séisme. A partir d’une magnitude 8, le séisme peut générer un tsunami potentiellement dévastateur au niveau d’une mer ou d’un bassin océanique.