Les simulations BRGM montrent aussi que la première vague n’est pas toujours la plus forte et que le retrait de la mer avant la vague n’est pas systématique, ce qui rend nécessaire une évacuation rapide sans attendre d’avertissement visuel.
Grâce aux cartes de vulnérabilité côtière produites par le BRGM, les élus et services d’urgence peuvent identifier les bâtiments les plus exposés et prioriser les mesures de prévention.
À Antibes et Juan-les-Pins, les simulations montrent que des niveaux d’eau supérieurs à 2 m pourraient inonder plusieurs centaines de mètres de littoral selon l’intensité du séisme sous-marin mis en jeu.
L’amplitude du tsunami généré augmente avec la magnitude du séisme. A partir d’une magnitude 8, le séisme peut générer un tsunami potentiellement dévastateur au niveau d’une mer ou d’un bassin océanique.
Le littoral de l’Arc Méditerranéen peut être confronté à des tsunamis provoqués par des séismes majeurs survenus au large des côtes françaises, italiennes et du Maghreb. Les plages, les ports et les zones urbanisées les plus proches de la mer peuvent alors être impactés.
Le Centre national d’alerte aux tsunamis (CENALT) est chargé de détecter les séismes susceptibles de générer un tsunami et de déclencher l’alerte via le COGIC, qui relaie les consignes jusqu’aux mairies concernées.
À Cannes, des études et exercices menés dans le cadre du label UNESCO Tsunami Ready soulignent une vulnérabilité réelle, avec des plans d’évacuation, des panneaux de signalisation et des campagnes d’information aux habitants.
Les études du BRGM ont modélisé 110 scénarios de tsunami le long du littoral, estimant des vagues pouvant dépasser 3 m, voire plus de 5 m, dans certains secteurs comme l’arrière-pays de Mandelieu-La Napoule.