Le Piton de la Fournaise, situé dans l’Enclos Fouqué au sud-est de l’île, entre en éruption en moyenne tous les neuf mois, avec des coulées lentes généralement confinées dans l’enclos.
Dans les documents d’information des communes comme Saint-Philippe, les fiches DICRIM alertent sur les retombées de cendres ou "cheveux de Pélé" susceptibles de recouvrir habitations et cultures selon la direction du vent.
Les plans de prévention des risques volcaniques classent les secteurs selon leur exposition aux coulées, cendres ou projections, et imposent des prescriptions d’urbanisme à La Plaine-des-Cafres ou à Saint-Philippe.
À Bourg-Murat, l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise surveille en temps réel l’activité du volcan le plus actif au monde avec un réseau de sismographes, capteurs de déformation et systèmes de gaz, pour anticiper les éruptions.
Le Plan ORSEC Volcan, activé par le préfet en cas d’éruption, prévoit des consignes précises comme la fermeture de l’accès à la partie haute de l’Enclos et la mise en place de panneaux d’information aux abords du site.
Des campagnes de sensibilisation menées autour de l’Enclos (comme à Saint-Philippe ou Bourg-Murat) enseignent à reconnaître les signes précurseurs d’éruption et les gestes à adopter, pour renforcer la culture du risque.
Sur le terrain, les zones exposées comme Bois-Blanc et le Tremblet sont intégrées dans les plans de prévention, avec recommandations d’évacuation vers les hauteurs en cas de coulées hors-enclos.
Parfois, des éruptions dites “hors-enclos” se produisent, notamment sur les flancs sud-est ou nord-est, comme celles qui ont endommagé des habitations à Piton Sainte-Rose en 1977 ou près du Tremblet en 1986.