Lorsqu’un épisode de brume de sable touche la Guadeloupe, les concentrations de particules PM10 peuvent dépasser les seuils sanitaires, ce qui déclenche une vigilance renforcée auprès de la population exposée.
Les personnes vulnérables, comme les enfants, les personnes âgées ou les personnes souffrant de troubles respiratoires, sont invitées à limiter leurs sorties et leurs efforts physiques durant les pics de pollution.
Les mesures effectuées par le réseau de surveillance de la qualité de l’air en Guadeloupe montrent que les pics de pollution les plus marqués coïncident avec les arrivées de poussières sahariennes entre les mois de février et juillet.
Selon l’OMS, la pollution de l’air est le principal risque environnemental pour la santé dans le monde. Ainsi, l’exposition à la pollution de l’air extérieur conduit chaque année au décès d’environ 4,2 millions de personnes dans le monde.
En Guadeloupe, la qualité de l’air est généralement bonne à modérée, mais elle peut se dégrader sensiblement lors du passage de brumes de sable sahariennes qui transportent des particules fines sur l’ensemble de l’archipel.
Les principales sources de pollution de l'air extérieur comprennent l'énergie domestique utilisée pour la cuisson et le chauffage, les véhicules, la production d'électricité, l'agriculture, l'incinération des déchets et l'industrie.
Pendant ces épisodes, il est conseillé de garder les fenêtres fermées, d’éviter l’usage du ventilateur en mode extérieur et de réduire les sources de pollution intérieure comme l’encens ou les bougies.
Chaque jour, un adulte inhale 10 000 à 20 000 litres d’air en fonction de sa morphologie, de ses activités… Outre l’oxygène (O2) et le diazote (N2), qui représentent en moyenne 99 % de sa composition, cet air contient des polluants d’origine naturelle ou résultant d’activités humaines.