Dans le massif des Maures, notamment à Collobrières et Bormes‑les‑Mimosas, les incendies de végétation ont déjà ravagé plusieurs milliers d’hectares par le passé, ce qui souligne la vulnérabilité de ce massif, composé de maquis dense et de sols secs.
Dans les Monts Toulonnais et sur le massif de l’Estérel, l’accès aux massifs est réglementé en période estivale : les promeneurs doivent consulter chaque jour la carte officielle indiquant les niveaux de risque feu de forêt.
Dans toutes les villes concernées, les documents officiels du département rappellent que l’imprudence (barbecue, mégot, outils causant des étincelles) est à l’origine d’un feu de forêt sur deux dans le Var.
Le SDIS du Var recense chaque année plusieurs dizaines d’interventions pour des feux à l’orée des massifs de l’Estérel comme autour de Mons ou Le Muy, souvent causés par une imprudence humaine.
À Fréjus, les pompiers utilisent des drones et des caméras installées sur les communes (par exemple Mons) pour détecter rapidement un départ de feu et coordonner les interventions en temps réel.
Autour de Vidauban, un feu majeur en 2021 a parcouru plus de 2 000 hectares et touché des domaines viticoles, des campings et des habitations, mobilisant plusieurs centaines de pompiers pour maîtriser l’incendie.
Selon les directives officielles, un feu de barbecue ou de débroussaillement mal contrôlé sur une parcelle bordant les massifs peut déclencher en moins de dix minutes un incendie de grande ampleur.
Un simple geste peut détruire des habitations, des entreprises et des campings, menacer des vies humaines, avoir de graves conséquences sur la nature et tuer des animaux.