L’hiver approche, et avec lui le froid, la neige, parfois le verglas. Dans les Hauts-de-Seine, territoire dense où chaque ralentissement se répercute instantanément sur des milliers d’usagers, le département active son plan de viabilité hivernale pour la période 2025-2026. Ce dispositif, souvent discret, constitue pourtant la colonne vertébrale de la circulation hivernale : il permet de garder les routes praticables, même lorsque les températures plongent.
Un dispositif mobilisé pour toute la saison froide
Chaque année, la période hivernale s’étend du 17 novembre au 16 mars. Durant ces quatre mois, le réseau routier départemental — soit environ 1 570 km d’axes — est placé sous surveillance renforcée. À cette échelle, la moindre chute de neige, la plus fine plaque de verglas ou un simple épisode de gel peuvent provoquer un effet domino sur la circulation, les transports ou les services d’urgence.
Pour faire face à ces situations, près de 230 agents sont mobilisés, épaulés par une trentaine de saleuses prêtes à intervenir à tout moment. Une équipe d’astreinte tourne jour et nuit pour surveiller les températures, repérer les zones à risque et déclencher les premières actions de salage lorsque les conditions l’exigent. En soutien, près de 4 000 tonnes de sel sont stockées pour assurer les opérations préventives ou curatives tout au long de l’hiver.
Comment le plan agit-il sur le terrain ?
Le dispositif repose sur un fonctionnement très coordonné. Tout commence par la veille quotidienne : analyse des prévisions météo, observations des chaussées, repérage des zones sensibles comme les ponts, les rampes ou les axes très fréquentés.
Lorsque les températures descendent autour de 0 °C, des patrouilles sillonnent les routes de nuit pour anticiper les premiers risques de gel. Si un épisode de neige ou de verglas est confirmé, les saleuses entrent en action. Le salage peut être préventif — avant l’apparition du phénomène — ou curatif lorsque la chaussée commence à blanchir ou à glisser.
L’objectif n’est pas seulement de dégager la route : il s’agit de maintenir la circulation à un niveau acceptable, pour que les trajets domicile-travail, les livraisons, les transports scolaires ou les interventions de secours puissent se dérouler dans les meilleures conditions possibles.
Ce que cela change pour les habitants
Même avec un dispositif solide, un épisode hivernal reste toujours un moment délicat. Aux heures de pointe, quelques centimètres de neige peuvent ralentir tout un secteur. C’est pourquoi la vigilance de chacun reste indispensable.
Pour les automobilistes, adapter sa conduite, vérifier l’état de son véhicule, garder des distances de sécurité et prévoir davantage de temps de trajet sont des réflexes essentiels. Les deux-roues et les piétons doivent également redoubler d’attention sur les plaques de verglas, notamment tôt le matin.
Pour les habitants en général, suivre les informations locales permet d’anticiper : certains secteurs peuvent être traités en priorité, d’autres nécessiter un peu plus de patience. Et lorsque l’on observe une route ou un trottoir particulièrement glissant, le signaler peut permettre une intervention plus rapide.
Un hiver mieux préparé, mais qui appelle à la vigilance de chacun
Le plan de viabilité hivernale n’efface pas les risques, mais il limite considérablement les impacts d’un épisode neigeux ou verglacé dans un département urbain aussi dense que les Hauts-de-Seine. Grâce aux équipes mobilisées, aux actions préventives et à la coordination continue, les routes peuvent rester praticables même lors des journées les plus froides.
Reste à chacun d’adopter les bons réflexes et de rester attentif aux conditions météo. L’hiver peut surprendre rapidement, mais lorsqu’habitants et services agissent ensemble, il devient bien plus facile à traverser.


