Un accident industriel majeur peut avoir des répercussions importantes sur les écosystèmes. On peut assister à une destruction de la faune et de la flore, mais les conséquences d’un accident peuvent également avoir un impact sanitaire (pollution d’une nappe phréatique par exemple).
Les habilitations à l’information du public en matière de risque industriel font partie des obligations pour les communes concernées, qui doivent aussi intégrer ces informations dans les transactions immobilières via les documents d’information des acquéreurs ou locataires.
Le dossier départemental sur les risques majeurs (DDRM), réalisé par le préfet, permet de connaître, pour chaque commune du département, la liste des risques majeurs auxquels elle est soumise.
Des supports pédagogiques et exercices de sécurité sont diffusés auprès des écoles et entreprises autour de Fos‑sur‑Mer et Martigues pour sensibiliser dès le plus jeune âge à la prévention des accidents industriels.
Dans les Bouches‑du‑Rhône, la commune de Fos‑sur‑Mer et la zone industrielle de Martigues abritent de nombreux sites Seveso seuil haut, ce qui en fait un département prioritaire pour la prévention des accidents technologiques sur le plan industriel.
Les effets toxiques résultent de l’inhalation d’une substance chimique toxique (chlore, ammoniac, phosgène, etc) suite, par exemple, à une fuite sur une installation ou à la combustion de produits dégageant des fumées toxiques. Ils peuvent être à l’origine d’un œdème pulmonaire ou atteindre le système nerveux.
La mise en œuvre des PPRT autour des sites Seveso, notamment à Lavera ou Fos‑sur‑Mer, impose des servitudes d’urbanisme qui encadrent l’implantation de nouvelles constructions à proximité des sites industriels à risque.
Un accident industriel majeur peut altérer l’outil économique d’une zone. Les entreprises, les réseaux d’eaux, téléphonique et électrique, les routes ou voies de chemin de fer voisines du lieu de l’accident peuvent être détruits ou gravement endommagés.