Dans le Finistère, les incendies de landes ou d’espaces naturels sont plus probables entre avril et septembre, période pendant laquelle l’usage du feu de plein air est formellement interdit, même pour brûler des déchets verts.
En France, 9 feux sur 10 sont d’origine humaine : en cas de sécheresse, de canicule ou de vent fort, un mégot mal éteint jeté depuis une fenêtre de voiture ou en bord de route, une étincelle dans un champ ou un jardin peut suffire à dévaster des hectares de forêt et de végétation en quelques minutes seulement.
À Quimperlé ou Moëlan‑sur‑Mer, les espaces de landes bordant les zones urbaines sont surveillés l’été, car une étincelle dans des herbes sèches peut déclencher un feu de végétation courant sur plusieurs hectares.
Un travail conjoint entre la préfecture, la DRAF et les pompiers permet d’anticiper les périodes à risque, d’informer les mairies comme celles de Crozon ou de Brennilis, et de rappeler les obligations réglementaires.
Lorsque la végétation est asséchée par manque de pluie, un départ de feu devient possible et peut se propager rapidement .
Les agents forestiers insistent sur la nécessité de débroussailler les abords immédiats des habitations dans les communes à risque comme Carhaix‑Plouguer ou Plounéour-Ménez, pour freiner la propagation d’un départ de feu.
Autour de la presqu’île de Crozon, les landes littorales sont classées zones à risque élevé dans les plans départementaux, en raison de vents fréquents, de végétation sèche et de la densité des landes ligneuses.
Le SDIS du Finistère mobilise un simulateur d’incendie en réalité virtuelle pour former ses pompiers à la gestion de feux de landes complexes, notamment en zone côtière ou de bocage.