Le maire des communes concernées, comme celles listées dans le Finistère, anime la gestion locale de crise via le plan communal de sauvegarde (PCS), mobilise les services d’urgence et garantit l’information des citoyens en cas d’alerte.
On distingue deux niveaux, seuil haut et seuil bas, afin que les mesures soient adaptées à la taille et au type d’établissement grâce à une étude de dangers réalisée pour chaque établissement. Ils sont ensuite soumis à des contrôles fréquents et des exercices de simulation.
Le DDRM du Finistère recense les risques établis pour chaque commune, souligne les zones aux abords des sites Seveso et affirme la responsabilité des maires pour informer via le DICRIM les populations exposées.
Le Finistère compte onze établissements classés Seveso (sept seuil haut et quatre seuil bas), répartis notamment à Brest, Plonévez‑du‑Faou, Pont‑de‑Buis‑lès‑Quimerch, Rosporden et Dirinon, ce qui structure la culture locale du risque industriel.
Les effets toxiques résultent de l’inhalation d’une substance chimique toxique (chlore, ammoniac, phosgène, etc) suite, par exemple, à une fuite sur une installation ou à la combustion de produits dégageant des fumées toxiques. Ils peuvent être à l’origine d’un œdème pulmonaire ou atteindre le système nerveux.
Les industries pétrochimiques produisent l’ensemble des produits dérivés du pétrole (essences, goudrons, gaz de pétrole liquéfié).
Le risque industriel peut se développer dans chaque établissement mettant en jeu des produits ou des procédés dangereux, c'est-à-dire dans les industries chimiques (engrais, produits pharmaceutiques, eau de javel) et les industries pétrochimiques (essences, goudrons, gaz de pétrole liquéfie).
Les exploitants des sites Seveso du département sont soumis à des inspections régulières de la DREAL Bretagne, à des exercices de simulation d’alarme et doivent diffuser une information préventive tous les cinq ans aux communes riveraines.