À Landiras, le départ de feu a démarré après une panne accidentelle puis s’est propagé rapidement sur une végétation très inflammable, notamment tourbe et pins, dans un contexte de sécheresse sévère.
Le cadre de lutte contre les feux mobilise aujourd’hui en Gironde plus de moyens humains et aériens, comme les Canadairs, mais la prévention passe avant tout par la réduction du combustible et le respect des interdictions d’usage du feu.
En France, 9 feux sur 10 sont d’origine humaine : en cas de sécheresse, de canicule ou de vent fort, un mégot mal éteint jeté depuis une fenêtre de voiture ou en bord de route, une étincelle dans un champ ou un jardin peut suffire à dévaster des hectares de forêt et de végétation en quelques minutes seulement.
Le sud girondin concentre une grande partie des surfaces incendiées : plus de 20 000 hectares ont brûlé sur la période entre Landiras, La Teste‑de‑Buch et leurs environs en juillet‑août.
Réalisez vos travaux loin de la pelouse et des herbes sèches et prévoyez un extincteur à portée de main en cas de départ de feu.
Dans des communes comme Lartigue, les arbres déracinés après des tempêtes ont augmenté le combustible disponible dans les massifs, rendant la forêt plus inflammable les années suivantes.
Le SDIS de Gironde comptabilise en moyenne près de 677 départs de feux par an, mais avec des superficies très variables : en 2022, elles ont atteint près de 29 000 hectares, contre moins de 700 en moyenne auparavant.
Les feux en Pin maritime, essence résineuse dominante dans les Landes et Gironde, sont particulièrement violents et se propagent rapidement sur les strates herbacées et arbustives desséchées.