Un simple geste peut détruire des habitations, des entreprises et des campings, menacer des vies humaines, avoir de graves conséquences sur la nature et tuer des animaux.
Près de Guebwiller, la raréfaction des pluies et les températures élevées accentuent l’état de sécheresse dans les forêts vosgiennes, classant cette zone parmi les plus sensibles pour le risque incendie.
Autour de Mulhouse, le Service d’Incendie et de Secours du Haut‑Rhin (SIS 68) dispose de 295 spécialistes et de 30 camions‑citernes spécifiques pour lutter contre les feux en milieu naturel, y compris dans les espaces boisés d'accès difficile.
Dans le secteur de Huningue, situé près de la frontière, les massifs sont classés selon un indice de sensibilité aux feux de végétation couvrant plus de 20 hectares, construit à partir de données climatiques, végétales et topographiques.
À Riquewihr, les municipalités s’appuient sur les données de sensibilité départementales pour demander l’obligation légale de débroussaillement autour des bâtis situés à proximité des franges forestières.
Dans la vallée de Munster, aux abords des forêts vosgiennes, la protection contre les incendies inclut le maintien de pistes DFCI aménagées pour permettre l’accès rapide aux équipes d’intervention en cas de feu.
En France, 9 feux sur 10 sont d’origine humaine : en cas de sécheresse, de canicule ou de vent fort, un mégot mal éteint jeté depuis une fenêtre de voiture ou en bord de route, une étincelle dans un champ ou un jardin peut suffire à dévaster des hectares de forêt et de végétation en quelques minutes seulement.
Lorsque la végétation est asséchée par manque de pluie, un départ de feu devient possible et peut se propager rapidement .