Sur l’Ouest de La Réunion, autour de Saint‑Paul et de l’Étang‑Salé, les formations végétales (landes, tamarinaies, forêts sèches) sont considérées comme les plus combustibles, selon les études environnementales établies par les services de la préfecture.
Lorsque la végétation est asséchée par manque de pluie, un départ de feu devient possible et peut se propager rapidement .
Réalisez vos travaux loin de la pelouse et des herbes sèches et prévoyez un extincteur à portée de main en cas de départ de feu.
La végétation littorale dite de “vous” (feu de voune), fréquente près des ravines ou des remparts, nécessite des techniques d’extinction spécifiques et une veille post‑incendie prolongée pour éviter les reprises en zone brûlée.
Dans les plaines proches de l’Ouest, par exemple entre Saint‑Paul et Le Port, des zones de culture sèche et de friches exposées peuvent devenir foyers de feu dès qu’un brûlage non autorisé est déclenché en période critique.
Les massifs des Hauts‑Sous‑le‑Vent, comme autour du Maïdo, ont connu de grands incendies couvrant plusieurs centaines d’hectares sur les cinquante dernières années, ce qui témoigne de la sensibilité élevée de ces secteurs à la sécheresse prolongée.
En France, 9 feux sur 10 sont d’origine humaine : en cas de sécheresse, de canicule ou de vent fort, un mégot mal éteint jeté depuis une fenêtre de voiture ou en bord de route, une étincelle dans un champ ou un jardin peut suffire à dévaster des hectares de forêt et de végétation en quelques minutes seulement.
Le volume annuel des interventions montre que plusieurs centaines de départs de feu de végétation sont recensés chaque saison sèche, entraînant des mobilisations répétées du SDIS et de l’ONF dans les zones forestières.