Le suivi des risques repose sur une collaboration entre Météo‑France, le SDIS, l’ONF et les services de l’État, utilisant quotidiennement un indice de danger prédictif pour localiser les zones les plus exposées.
Sur l’Ouest de La Réunion, autour de Saint‑Paul et de l’Étang‑Salé, les formations végétales (landes, tamarinaies, forêts sèches) sont considérées comme les plus combustibles, selon les études environnementales établies par les services de la préfecture.
Les massifs des Hauts‑Sous‑le‑Vent, comme autour du Maïdo, ont connu de grands incendies couvrant plusieurs centaines d’hectares sur les cinquante dernières années, ce qui témoigne de la sensibilité élevée de ces secteurs à la sécheresse prolongée.
La gestion du risque engage un plan départemental de protection des forêts contre l’incendie (PDPFCI), mobilisé en lien avec le SDIS, pour définir les zones prioritaires comme les forêts du Volcan ou de La Grande Chaloupe.
Le volume annuel des interventions montre que plusieurs centaines de départs de feu de végétation sont recensés chaque saison sèche, entraînant des mobilisations répétées du SDIS et de l’ONF dans les zones forestières.
La période de l’hiver austral, de juillet à décembre, correspond à la saison la plus propice aux feux de végétation à La Réunion, en raison des alizés réguliers et d’un déficit marqué d’humidité dans les formations naturelles.
Un simple geste peut détruire des habitations, des entreprises et des campings, menacer des vies humaines, avoir de graves conséquences sur la nature et tuer des animaux.
En France, 9 feux sur 10 sont d’origine humaine : en cas de sécheresse, de canicule ou de vent fort, un mégot mal éteint jeté depuis une fenêtre de voiture ou en bord de route, une étincelle dans un champ ou un jardin peut suffire à dévaster des hectares de forêt et de végétation en quelques minutes seulement.