En France, les activités susceptibles de provoquer un danger grave pour l’homme et l’environnement sont soumises à autorisation environnementale. C’est le cas des établissements Seveso.
Le risque industriel peut se développer dans chaque établissement mettant en jeu des produits ou des procédés dangereux, c'est-à-dire dans les industries chimiques (engrais, produits pharmaceutiques, eau de javel) et les industries pétrochimiques (essences, goudrons, gaz de pétrole liquéfie).
Un accident industriel majeur peut avoir des répercussions importantes sur les écosystèmes. On peut assister à une destruction de la faune et de la flore, mais les conséquences d’un accident peuvent également avoir un impact sanitaire (pollution d’une nappe phréatique par exemple).
Les effets toxiques résultent de l’inhalation d’une substance chimique toxique (chlore, ammoniac, phosgène, etc) suite, par exemple, à une fuite sur une installation ou à la combustion de produits dégageant des fumées toxiques. Ils peuvent être à l’origine d’un œdème pulmonaire ou atteindre le système nerveux.
Le risque industriel dans le Jura inclut des dangers d’effets toxiques, thermiques ou mécaniques, liés à une fuite, une explosion ou un incendie sur les sites chimiques ou de stockage.
Les effets mécaniques sont liés à une surpression, résultant d’une onde de choc (déflagration ou détonation), provoquée par une explosion.
Des plans ORSEC spécifiques pour accidents industriels prévoient l’intervention du préfet, des sapeurs-pompiers et de cellules d’urgence (CMIC/CMIR) pour protéger les citoyens en cas d’accident sur un site à risque.
Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) du Jura recense les risques industriels par commune, informe sur les risques potentiels et guide les communes dans leurs Plans communaux de sauvegarde (PCS).