Les effets mécaniques sont liés à une surpression, résultant d’une onde de choc (déflagration ou détonation), provoquée par une explosion.
Les effets possibles d’un accident industriel dans le Nord comprennent la surpression, l’incendie ou la dispersion d’un nuage toxique, susceptibles de toucher les populations, les infrastructures et l’environnement des zones urbaines autour de Dunkerque ou Lille.
Un accident industriel majeur peut avoir des répercussions importantes sur les écosystèmes. On peut assister à une destruction de la faune et de la flore, mais les conséquences d’un accident peuvent également avoir un impact sanitaire (pollution d’une nappe phréatique par exemple).
En France, les activités susceptibles de provoquer un danger grave pour l’homme et l’environnement sont soumises à autorisation environnementale. C’est le cas des établissements Seveso.
Les communes traversées par les établissements Seveso, dont Dunkerque, Douai ou Auby, intègrent dans leur DICRIM des consignes réflexes destinées à informer et former les résidents sur les comportements à adopter en cas d’accident industriel.
Les effets toxiques résultent de l’inhalation d’une substance chimique toxique (chlore, ammoniac, phosgène, etc) suite, par exemple, à une fuite sur une installation ou à la combustion de produits dégageant des fumées toxiques. Ils peuvent être à l’origine d’un œdème pulmonaire ou atteindre le système nerveux.
Seize Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) sont en vigueur dans le Nord, couvrant des sites sensibles à Dunkerque, Auby, Gravelines ou Haulchin, encadrant les constructions et usages autour de ces installations.
L’information des acquéreurs ou locataires dans des communes concernées par un site Seveso est obligatoire, notamment dans des villes comme Dunkerque ou Lille, grâce à l’IAN (information acquéreur locataire) intégrée aux transactions immobilières.