Un risque industriel majeur est la probabilité d'un événement accidentel se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens et l'environnement.
On distingue deux niveaux, seuil haut et seuil bas, afin que les mesures soient adaptées à la taille et au type d’établissement grâce à une étude de dangers réalisée pour chaque établissement. Ils sont ensuite soumis à des contrôles fréquents et des exercices de simulation.
Seize Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) sont en vigueur dans le Nord, couvrant des sites sensibles à Dunkerque, Auby, Gravelines ou Haulchin, encadrant les constructions et usages autour de ces installations.
Un accident industriel majeur peut altérer l’outil économique d’une zone. Les entreprises, les réseaux d’eaux, téléphonique et électrique, les routes ou voies de chemin de fer voisines du lieu de l’accident peuvent être détruits ou gravement endommagés.
Des formations et exercices de simulation sont conduits auprès des élus et services municipaux des villes industrielles du Nord, telles que Douai ou Gravelines, pour tester les réactions face à un accident industriel majeur.
Le dispositif de gestion de crise prévoit un Plan Particulier d’Intervention (PPI) pour les sites Seveso seuil haut tels que Air Liquide à Douai ou Total à Dunkerque, afin de protéger les populations voisines en cas d’accident majeur.
Depuis 1987, les citoyens ont droit à l'information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur leur lieu de travail et dans leur lieu de résidence.
Le Nord applique strictement la réglementation ADR/SEVESO : signalétique orange, formation obligatoire des conducteurs et contrôles réguliers, en particulier autour des sites industriels densément implantés à Lille ou Valenciennes.