Le littoral de l’Arc Méditerranéen peut être confronté à des tsunamis provoqués par des séismes majeurs survenus au large des côtes françaises, italiennes et du Maghreb. Les plages, les ports et les zones urbanisées les plus proches de la mer peuvent alors être impactés.
Sur le littoral des Pyrénées-Orientales, des tsunamis provoqués par des séismes sur les côtes nord-africaines pourraient atteindre le rivage en environ une heure à une heure et demie, selon les évaluations du service départemental des risques naturels.
À Argelès-sur-Mer, les plans communaux de sauvegarde incluent une fiche réflexe spécifique au tsunami, incitant à évacuer rapidement vers des zones surélevées dès l’apparition d’une secousse intense ou d’un retrait anormal de la mer.
Le suivi de la menace tsunami dans les Pyrénées-Orientales est coordonné avec le centre national d’alerte (CENALT), qui assure la détection rapide de tout séisme susceptible de générer une onde marine anormale.
Un tsunami est provoqué par un séisme sous marin ou côtier se produisant à faible profondeur (moins de 50 km de profondeur) et possédant une magnitude d’au moins 6,5.
L’amplitude du tsunami généré augmente avec la magnitude du séisme. A partir d’une magnitude 8, le séisme peut générer un tsunami potentiellement dévastateur au niveau d’une mer ou d’un bassin océanique.
Les séismes dont la magnitude dépasse 8,7 comme celui du Japon du 11 mars 2011 et celui de Sumatra du 26 décembre 2004 (Mw 9,2) induisent des tsunamis majeurs qui provoquent des inondations le long des côtes de tout le bassin océanique concerné.
Dans les communes telles que Cerbère ou Port-Vendres, des consignes officielles demandent aux usagers des ports de suivre l’évacuation vers l’arrière-pays dès la détection de signaux d’alerte ou de phénomène inhabituel en mer.