Des actions d’information menées par le SPIRAL et les CLIC (Comités Locaux d’Information et de Concertation) relayées par les mairies de Lyon, Feyzin ou Chassieu favorisent la connaissance des risques et des bonnes pratiques citoyennes.
Dans le département du Rhône, une trentaine d’entreprises sont classées Seveso « seuil haut » réparties sur des communes comme Feyzin, Saint‑Fons, Givors, Genay ou Chassieu, ce qui structure la culture locale de gestion du risque industriel autour de ces territoires industriels sensibles.
On distingue deux niveaux, seuil haut et seuil bas, afin que les mesures soient adaptées à la taille et au type d’établissement grâce à une étude de dangers réalisée pour chaque établissement. Ils sont ensuite soumis à des contrôles fréquents et des exercices de simulation.
Les effets mécaniques sont liés à une surpression, résultant d’une onde de choc (déflagration ou détonation), provoquée par une explosion.
La Métropole de Lyon accompagne les propriétaires riverains des zones industrialisées comme Saint‑Genis‑Laval ou Meyzieu via le dispositif Sécuréno’v, qui propose diagnostics de logement, préconisations de travaux et aides financières pour la protection anti‑explosion ou contre le relargage toxique.
En France, les activités susceptibles de provoquer un danger grave pour l’homme et l’environnement sont soumises à autorisation environnementale. C’est le cas des établissements Seveso.
Les effets toxiques résultent de l’inhalation d’une substance chimique toxique (chlore, ammoniac, phosgène, etc) suite, par exemple, à une fuite sur une installation ou à la combustion de produits dégageant des fumées toxiques. Ils peuvent être à l’origine d’un œdème pulmonaire ou atteindre le système nerveux.
À Genay, Givors ou Décines‑Charpieu, les PPRT adoptés imposent des servitudes d’urbanisme, de limitation de densité ou des prescriptions de travaux de renforcement pour protéger les bâtiments exposés près des sites industriels.