En France, les activités susceptibles de provoquer un danger grave pour l’homme et l’environnement sont soumises à autorisation environnementale. C’est le cas des établissements Seveso.
Les effets toxiques résultent de l’inhalation d’une substance chimique toxique (chlore, ammoniac, phosgène, etc) suite, par exemple, à une fuite sur une installation ou à la combustion de produits dégageant des fumées toxiques. Ils peuvent être à l’origine d’un œdème pulmonaire ou atteindre le système nerveux.
Dans les communes concernées, les habitants reçoivent toutes les cinq années une campagne PPI (Plan Particulier d’Intervention) financée par les industriels, qui explique la nature du risque, les consignes à suivre et les équipements disponibles.
Dans le département du Rhône, une trentaine d’entreprises sont classées Seveso « seuil haut » réparties sur des communes comme Feyzin, Saint‑Fons, Givors, Genay ou Chassieu, ce qui structure la culture locale de gestion du risque industriel autour de ces territoires industriels sensibles.
En cas d’accident industriel, le préfet déclenche un Plan Particulier d’Intervention (PPI), complété par les Plans d’Opérations Internes (POI) des entreprises de Feyzin, Givors ou Genay pour organiser les secours et la gestion de crise locale.
Depuis 1987, les citoyens ont droit à l'information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur leur lieu de travail et dans leur lieu de résidence.
La Métropole de Lyon accompagne les propriétaires riverains des zones industrialisées comme Saint‑Genis‑Laval ou Meyzieu via le dispositif Sécuréno’v, qui propose diagnostics de logement, préconisations de travaux et aides financières pour la protection anti‑explosion ou contre le relargage toxique.
Un accident industriel majeur peut altérer l’outil économique d’une zone. Les entreprises, les réseaux d’eaux, téléphonique et électrique, les routes ou voies de chemin de fer voisines du lieu de l’accident peuvent être détruits ou gravement endommagés.