En Saône‑et‑Loire, la culture du risque industriel repose sur un système de connaissance partagé issu du DDRM départemental, qui recense commune par commune les risques élevés autour des sites Seveso et ICPE implantés dans des villes comme Chalon‑sur‑Saône, Gueugnon ou Le Creusot.
Les sites Seveso produisent ou stockent des substances pouvant être dangereuses pour l’homme et l’environnement. Ils sont soumis à une réglementation très encadrée qui vise à identifier et à prévenir les risques d’accident pour en limiter l’impact.
Le département compte quinze sites Seveso, répartis entre seuil haut et seuil bas ; des communes comme Chalon‑sur‑Saône (Bioxal, Azelis), Gueugnon (Aperam) et Le Creusot accueillent plusieurs établissements soumis aux plans PPRT.
La culture du risque industriel inclut la diffusion du droit à l’information dans les actes de vente ou de location, notamment pour les biens situés à proximité des zones identifiées comme à risque dans les DICRIM locaux.
Seveso est une commune italienne victime en juillet 1976 d’un accident technologique. Un nuage d’herbicide contenant des produits toxiques s’échappe d’une usine chimique et contamine les alentours. Cette catastrophe très médiatisée va démontrer des manquements graves en matière de sécurité et va inciter les États européens à se doter d’une politique commune en matière de prévention des risques majeurs.
Lorsqu’un site Seveso seuil haut est présent, les exploitants financent une campagne PPI (plan particulier d’intervention) pour informer les riverains sur les dangers potentiels, les consignes à suivre et les comportements adaptés.
A partir du DDRM, le maire doit réaliser un document d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) afin d'informer ses administrés et surtout leur présenter les consignes de sauvegarde à appliquer en cas d'accident majeur. Il est à la disposition des habitants dans leur mairie.
La prévention est animée localement via des campagnes d’information, supports multimédias ou réunions dédiées à Chalon‑sur‑Saône, Gueugnon et Le Creusot, afin de sensibiliser élus, citoyens et travailleurs aux bons gestes en cas d’accident industriel.