Saviez-vous que nous sommes exposés quotidiennement à des rayonnements naturels ? Le radon, une substance présente dans le sol, ou même les rayons cosmiques en sont des exemples. Les rayonnements artificiels, issus de sources médicales ou industrielles, restent minoritaires dans notre exposition globale. La vigilance concerne surtout les incidents où les niveaux sont anormalement élevés.
En cas d’alerte, le réflexe principal est de rester à l’abri dans un bâtiment. Les murs offrent une protection contre les radiations. Évitez les fenêtres et fermez portes et volets pour limiter l’entrée de particules. Coupez également la ventilation pour empêcher l’air extérieur de circuler. Si possible, dirigez-vous vers une pièce centrale, éloignée des murs extérieurs. Suivez les consignes officielles diffusées à la radio ou via les autorités locales.
Lors d’un accident nucléaire, la radioactivité diminue avec la distance et le temps. Les particules sont plus concentrées près de la source et se dispersent progressivement. Limiter l’exposition signifie s’éloigner rapidement tout en évitant les zones à risque, ou se confiner jusqu’à ce que les niveaux baissent. En général, les radiations les plus fortes surviennent dans les premières heures suivant l’incident.
En cas d’exposition à des radiations, des comprimés d’iode stable peuvent protéger la thyroïde. Ils saturent cette glande, empêchant l’iode radioactif de s’y fixer. Cependant, ces comprimés doivent être pris uniquement sur ordre des autorités. Ils ne protègent pas contre tous les effets des radiations, mais réduisent significativement les risques liés à cet isotope. Conservez-les dans votre trousse d’urgence et vérifiez leur date de péremption.
Le DICRIM de Dieppe ou des communes riveraines mentionne systématiquement le risque nucléaire lié aux sites de Paluel ou Penly, et détaille les réflexes à adopter en cas d’alerte radiologique.
Une trousse d’urgence adaptée peut faire la différence en cas d’incident nucléaire. Elle doit contenir : une radio à piles pour suivre les consignes, de l’eau potable, des aliments non périssables, une lampe de poche, des médicaments (iode stable si prescrit) et des vêtements de rechange. Ajoutez des masques pour limiter l’inhalation de particules et rangez le tout dans un endroit facilement accessible.
Dans le département de la Seine‑Maritime, deux centrales nucléaires sont en activité : celle de Paluel à Paluel et celle de Penly sur la commune de Petit‑Caux, impliquant un suivi permanent et une vigilance spécifique autour de ces sites.
Les particules radioactives peuvent se déposer sur les cultures, l’eau et le sol. En cas de risque, consommez uniquement des produits sous emballage scellé ou provenant d’une zone non affectée. Lavez soigneusement fruits et légumes, mais évitez de boire l’eau du robinet tant que les autorités n’ont pas donné le feu vert. Ces précautions limitent l’ingestion de substances contaminées.