En cas d’exposition à des radiations, des comprimés d’iode stable peuvent protéger la thyroïde. Ils saturent cette glande, empêchant l’iode radioactif de s’y fixer. Cependant, ces comprimés doivent être pris uniquement sur ordre des autorités. Ils ne protègent pas contre tous les effets des radiations, mais réduisent significativement les risques liés à cet isotope. Conservez-les dans votre trousse d’urgence et vérifiez leur date de péremption.
Les particules radioactives peuvent se déposer sur les cultures, l’eau et le sol. En cas de risque, consommez uniquement des produits sous emballage scellé ou provenant d’une zone non affectée. Lavez soigneusement fruits et légumes, mais évitez de boire l’eau du robinet tant que les autorités n’ont pas donné le feu vert. Ces précautions limitent l’ingestion de substances contaminées.
En cas d’alerte, le réflexe principal est de rester à l’abri dans un bâtiment. Les murs offrent une protection contre les radiations. Évitez les fenêtres et fermez portes et volets pour limiter l’entrée de particules. Coupez également la ventilation pour empêcher l’air extérieur de circuler. Si possible, dirigez-vous vers une pièce centrale, éloignée des murs extérieurs. Suivez les consignes officielles diffusées à la radio ou via les autorités locales.
Les panneaux signalant la radioactivité affichent un trèfle noir sur fond jaune. Ce symbole indique la présence de matériaux radioactifs ou de rayonnements ionisants. Familiarisez-vous avec ces signaux : ils peuvent apparaître sur des équipements, des emballages ou dans des zones restreintes. Respectez toujours les consignes d’interdiction et ne touchez jamais un objet portant ce symbole.
Dans le département de la Seine‑Maritime, deux centrales nucléaires sont en activité : celle de Paluel à Paluel et celle de Penly sur la commune de Petit‑Caux, impliquant un suivi permanent et une vigilance spécifique autour de ces sites.
Le périmètre du Plan Particulier d’Intervention (PPI) autour de la centrale de Paluel couvre environ 104 communes, de Fécamp à Saint‑Aubin‑sur‑Mer, mobilisant près de 68 000 habitants pour des mesures de préparation adaptées.
Une trousse d’urgence adaptée peut faire la différence en cas d’incident nucléaire. Elle doit contenir : une radio à piles pour suivre les consignes, de l’eau potable, des aliments non périssables, une lampe de poche, des médicaments (iode stable si prescrit) et des vêtements de rechange. Ajoutez des masques pour limiter l’inhalation de particules et rangez le tout dans un endroit facilement accessible.
Les municipalités proches des centrales, notamment à Dieppe, Petit‑Caux ou Fécamp, organisent régulièrement la diffusion de brochures explicatives, affichages publics et réunions locales pour sensibiliser les riverains au risque nucléaire.