Chaque commune concernée, comme Pierrelatte ou Romans‑sur‑Isère, est invitée à diffuser un DICRIM où figurent les réflexes à adopter en cas d’accident nucléaire (évacuation, abri, iode), adaptés au territoire local.
Les rayonnements ionisants endommagent les cellules du corps, principalement en brisant leur ADN. Les effets varient selon la dose reçue : faibles doses sur une longue période augmentent légèrement le risque de cancer, tandis que des doses intenses provoquent des brûlures ou des maladies graves. Comprendre ces mécanismes aide à mieux respecter les consignes de sécurité lors d’un incident.
À Pierrelatte, le site nucléaire comprend aussi l’installation de fabrication d’assemblages de combustible de Romans‑sur‑Isère exploitée par FBFC et CERCA, pour laquelle des contrôles réguliers sont imposés par l’ASN.
La Commission Locale d’Information (CLIGEET) pour le site du Tricastin couvre une soixantaine de communes drômoises, dont Pierrelatte et Saint‑Paul‑Trois‑Châteaux, assurant la transparence des activités nucléaires auprès des élus et riverains.
Les particules radioactives peuvent se déposer sur les cultures, l’eau et le sol. En cas de risque, consommez uniquement des produits sous emballage scellé ou provenant d’une zone non affectée. Lavez soigneusement fruits et légumes, mais évitez de boire l’eau du robinet tant que les autorités n’ont pas donné le feu vert. Ces précautions limitent l’ingestion de substances contaminées.
Lors d’un accident nucléaire, la radioactivité diminue avec la distance et le temps. Les particules sont plus concentrées près de la source et se dispersent progressivement. Limiter l’exposition signifie s’éloigner rapidement tout en évitant les zones à risque, ou se confiner jusqu’à ce que les niveaux baissent. En général, les radiations les plus fortes surviennent dans les premières heures suivant l’incident.
La commune de Pierrelatte est couverte par un Plan Particulier d’Intervention (PPI) autour du site du Tricastin, prévoyant des consignes d’évacuation ou de confinement pour les populations à moins de 20 km.
Une trousse d’urgence adaptée peut faire la différence en cas d’incident nucléaire. Elle doit contenir : une radio à piles pour suivre les consignes, de l’eau potable, des aliments non périssables, une lampe de poche, des médicaments (iode stable si prescrit) et des vêtements de rechange. Ajoutez des masques pour limiter l’inhalation de particules et rangez le tout dans un endroit facilement accessible.