Un accident industriel majeur peut altérer l’outil économique d’une zone. Les entreprises, les réseaux d’eaux, téléphonique et électrique, les routes ou voies de chemin de fer voisines du lieu de l’accident peuvent être détruits ou gravement endommagés.
Les effets thermiques sont liés à une combustion d’un produit inflammable ou à une explosion.
Des exercices de simulation sont régulièrement réalisés autour des sites Seveso du Gard pour tester les plans d’urgence, sensibiliser les services et vérifier la capacité des démarches POI/PPI à protéger les populations riveraines.
La directive Seveso III et les PPRT imposent des servitudes d’urbanisme autour des sites tels que celui de Salindres ou de Saint‑Gilles, fixant des zones inconstructibles ou des prescriptions pour les constructions existantes pour limiter l’exposition des populations aux accidents majeurs.
Les exploitants sont soumis à une obligation de transparence renforcée : ils doivent rendre accessibles au public des fiches d’information, mettre à jour périodiquement les études de dangers et coopérer avec les autorités dans les commissions de suivi.
Dans le Gard, on recense dix-neuf établissements Seveso, dont neuf classés Seveso seuil haut situés notamment à Salindres, Aigues-Vives et Bellegarde, ce qui rend le risque industriel particulièrement surveillé dans ces communes entourées d’autres activités chimiques ou de traitement de déchets.
Le dossier départemental sur les risques majeurs (DDRM), réalisé par le préfet, permet de connaître, pour chaque commune du département, la liste des risques majeurs auxquels elle est soumise.
Les communes proches des sites industriels sensibles, comme Salindres ou Aigues-Vives, doivent informer acheteurs et locataires via le formulaire IAL sur les risques industriels potentiels à connaître avant toute transaction immobilière.