La centrale de Saint‑Alban est soumise à des exercices de sécurité tous les cinq ans, impliquant l’activation du Plan d’Urgence Interne par EDF et du PPI par la Préfecture de l’Isère en cas de crise nucléaire.
Les particules radioactives peuvent se déposer sur les cultures, l’eau et le sol. En cas de risque, consommez uniquement des produits sous emballage scellé ou provenant d’une zone non affectée. Lavez soigneusement fruits et légumes, mais évitez de boire l’eau du robinet tant que les autorités n’ont pas donné le feu vert. Ces précautions limitent l’ingestion de substances contaminées.
Le site de Creys‑Mépieu, inhérent au projet Superphénix en démantèlement, est mentionné dans le DDRM de l’Isère pour son historique nucléaire, même en phase de fermeture, ce qui justifie une culture de vigilance locale.
En cas d’alerte, le réflexe principal est de rester à l’abri dans un bâtiment. Les murs offrent une protection contre les radiations. Évitez les fenêtres et fermez portes et volets pour limiter l’entrée de particules. Coupez également la ventilation pour empêcher l’air extérieur de circuler. Si possible, dirigez-vous vers une pièce centrale, éloignée des murs extérieurs. Suivez les consignes officielles diffusées à la radio ou via les autorités locales.
Lors d’un accident nucléaire, la radioactivité diminue avec la distance et le temps. Les particules sont plus concentrées près de la source et se dispersent progressivement. Limiter l’exposition signifie s’éloigner rapidement tout en évitant les zones à risque, ou se confiner jusqu’à ce que les niveaux baissent. En général, les radiations les plus fortes surviennent dans les premières heures suivant l’incident.
Les habitants de Saint‑Alban‑du‑Rhône, Saint‑Maurice‑l’Exil ou Les Roches‑de‑Condrieu sont informés à travers la Commission Locale d’Information qui assure une transparence sur les risques et dialogues avec EDF, ASN et IRSN.
À Grenoble, le centre de recherche CEA hébergeait le réacteur Siloette jusqu’à son déclassement en 2007, rappelant l’importance d’un suivi rigoureux des installations nucléaires même de faible puissance.
Les communes proches comme Saint‑Clair‑du‑Rhône ou Les Roches‑de‑Condrieu figurent dans le périmètre PPI 2‑20 km autour de la centrale de Saint‑Alban, avec des consignes définies pour l’évacuation ou l’abri en cas d’accident radiologique.