Si vous avez été à l’extérieur pendant un épisode radioactif, retirez immédiatement vos vêtements et placez-les dans un sac plastique scellé. Douchez-vous soigneusement, en insistant sur les cheveux et les zones exposées. Ces gestes simples permettent d’éliminer une grande partie des particules. N’utilisez pas de lotions ou huiles, car elles pourraient fixer les contaminants sur la peau.
Les rayonnements ionisants endommagent les cellules du corps, principalement en brisant leur ADN. Les effets varient selon la dose reçue : faibles doses sur une longue période augmentent légèrement le risque de cancer, tandis que des doses intenses provoquent des brûlures ou des maladies graves. Comprendre ces mécanismes aide à mieux respecter les consignes de sécurité lors d’un incident.
Saviez-vous que nous sommes exposés quotidiennement à des rayonnements naturels ? Le radon, une substance présente dans le sol, ou même les rayons cosmiques en sont des exemples. Les rayonnements artificiels, issus de sources médicales ou industrielles, restent minoritaires dans notre exposition globale. La vigilance concerne surtout les incidents où les niveaux sont anormalement élevés.
La centrale de Saint‑Alban est soumise à des exercices de sécurité tous les cinq ans, impliquant l’activation du Plan d’Urgence Interne par EDF et du PPI par la Préfecture de l’Isère en cas de crise nucléaire.
Le site de Creys‑Mépieu, inhérent au projet Superphénix en démantèlement, est mentionné dans le DDRM de l’Isère pour son historique nucléaire, même en phase de fermeture, ce qui justifie une culture de vigilance locale.
Les centrales nucléaires sont conçues pour résister à des événements extrêmes : tremblements de terre, inondations ou attaques. Elles disposent de multiples barrières de protection pour contenir la radioactivité. Les incidents restent extrêmement rares grâce à des contrôles réguliers et des systèmes redondants. Toutefois, en cas d’accident, la priorité est d’évacuer ou de se confiner selon les instructions.
En cas d’exposition à des radiations, des comprimés d’iode stable peuvent protéger la thyroïde. Ils saturent cette glande, empêchant l’iode radioactif de s’y fixer. Cependant, ces comprimés doivent être pris uniquement sur ordre des autorités. Ils ne protègent pas contre tous les effets des radiations, mais réduisent significativement les risques liés à cet isotope. Conservez-les dans votre trousse d’urgence et vérifiez leur date de péremption.
Les plans communaux de sauvegarde (PCS) des villes comme Grenoble ou Saint‑Alban intègrent des protocoles pour un accident nucléaire, précisant les rôles du maire, du SDIS et des services de l’État selon le DDRM.