Ces établissements SEVESO sont équipés de plans d’intervention (PPI) et font l’objet d’exercices réguliers coordonnés avec le SDIS et les services municipaux des communes concernées.
Les DICRIM communaux, disponibles par exemple à Calais ou Arques, présentent le risque industriel présent sur chaque territoire, les consignes de sécurité et les gestes à adopter en cas d’alerte.
Le Pas‑de‑Calais compte environ 33 sites classés SEVESO, dont 23 en seuil haut et 10 en seuil bas, implantés dans des communes comme Arques, Calais, Béthune ou Isbergues, ce qui oblige à une gestion pointue du risque industriel au plan local.
A partir du DDRM, le maire doit réaliser un document d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) afin d'informer ses administrés et surtout leur présenter les consignes de sauvegarde à appliquer en cas d'accident majeur. Il est à la disposition des habitants dans leur mairie.
Seveso est une commune italienne victime en juillet 1976 d’un accident technologique. Un nuage d’herbicide contenant des produits toxiques s’échappe d’une usine chimique et contamine les alentours. Cette catastrophe très médiatisée va démontrer des manquements graves en matière de sécurité et va inciter les États européens à se doter d’une politique commune en matière de prévention des risques majeurs.
Le risque industriel peut se développer dans chaque établissement mettant en jeu des produits ou des procédés dangereux, c'est-à-dire dans les industries chimiques (engrais, produits pharmaceutiques, eau de javel) et les industries pétrochimiques (essences, goudrons, gaz de pétrole liquéfie).
La commune d’Arques accueille l’usine ARC International, soumise à un PPRT réglementaire qui encadre les constructions, usages et aménagements autour du site industriel pour limiter les conséquences d’un accident technologique.
Le PPRT de Calais pour les sites SYNTHEXIM et INTEROR impose des servitudes d’urbanisme, des zones tampons et des restrictions d’usage pour protéger les populations lors d’un incident industriel.