L’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) annonce l’arrêt de l’éruption dans la nuit du 12 avril 2026, vers 23h10 (heure locale). Le trémor éruptif est tombé brusquement, signe que les émissions de lave et de gaz en surface se sont interrompues. L’activité en surface est donc stoppée pour l’instant, mais des phénomènes résiduels peuvent encore se produire à court terme et une reprise reste possible. Aucun niveau d’alerte n’est mentionné dans ce communiqué.

Ce que signifie la chute du trémor

Le trémor éruptif correspond à un bruit sismique continu lié à la circulation du magma et des gaz vers la surface. Quand il baisse fortement ou s’effondre, cela traduit une forte réduction ou l’arrêt de l’alimentation des évents. La baisse brutale observée ici indique que les projections et écoulements de lave ainsi que les dégazages soutenus au cône ont cessé. L’activité de surface est donc en nette baisse et considérée comme stoppée au moment indiqué par l’OVPF.

Lueurs et écoulements résiduels : un « effet de fin de course »

Après l’arrêt d’une éruption, il est courant de voir encore des lueurs sur le cône ou le champ de lave. Elles proviennent de la lave très chaude qui continue d’illuminer les gaz ou les parois, sans qu’il y ait de nouvelles émissions. De même, des vidanges de tunnels de lave peuvent se produire pendant quelques heures : la lave déjà émise poursuit sa circulation par gravité dans les conduits souterrains avant de se figer. Ces phénomènes résiduels reflètent un « déstockage » de lave proche de la surface et ne signifient pas, en eux-mêmes, une reprise de l’éruption.

Une sismicité qui persiste

L’OVPF signale que la sismicité se maintient. Ces secousses peuvent traduire le réajustement des conduits, la fracturation des roches en refroidissement ou des mouvements résiduels de fluides (magma ou gaz) en profondeur. Ce type d’activité n’est pas inhabituel après l’arrêt d’une éruption, mais il montre que le système volcanique n’est pas totalement au repos. Tant que cette activité interne perdure, plusieurs trajectoires restent possibles.

Scénarios possibles à court terme

Plusieurs évolutions sont envisageables dans les heures ou les jours à venir. L’arrêt pourrait se confirmer de façon durable si l’alimentation en magma reste insuffisante et que l’édifice se stabilise progressivement. À l’inverse, l’activité pourrait reprendre au même endroit si la pression remonte rapidement dans des conduits encore chauds, relançant l’émission sur le cône ou la fissure récente. Enfin, une reprise pourrait aussi intervenir sur un autre site si le magma emprunte une nouvelle zone de faiblesse au sommet ou ailleurs sur l’édifice. À ce stade, l’OVPF ne privilégie ni n’écarte aucun de ces scénarios ; la situation nécessite une surveillance attentive sans spéculation.

À retenir et suite de la surveillance

L’éruption est pour l’instant arrêtée : la chute nette du trémor confirme la fin des émissions de lave et de gaz en surface. Des lueurs et des vidanges ponctuelles de tunnels de lave peuvent encore apparaître pendant quelques heures, il s’agit de phénomènes résiduels attendus en fin d’éruption. La sismicité persiste, ce qui témoigne d’une activité interne encore présente et laisse ouverte la possibilité d’une reprise, soit au même endroit, soit sur un autre secteur. Aucun niveau d’alerte n’est mentionné dans le communiqué de l’OVPF. La surveillance scientifique se poursuit en continu : l’OVPF suit en temps réel la sismicité, la déformation et les émissions de gaz, et publiera de nouveaux bulletins si la situation évolue.

Pour suivre l’évolution de façon fiable et à jour, consultez les prochains communiqués de l’OVPF, qui feront le point en cas de stabilisation durable ou de reprise de l’activité.

Source officielle: Bulletin de l’observatoire à télécharger.